Dossier du mois
(Re)lire la Bible Que ce soit au catéchisme ou pendant des études bibliques, le maître mot pour comprendre les textes bibliques est interprétation. Expliquer les morts et les massacres devient possible grâce à cette méthode. Pourtant, des textes existent pour lesquels aucune interprétation ne semble nécessaire. Ainsi, certains Psaumes comme Le Seigneur est mon berger, je ne manquerai de rien… sont récités sans mise en perspective. Sans doute la proximité avec Dieu est-elle ainsi renforcée. Pourtant, d’aucuns pourraient rappeler que la figure de berger demande elle aussi à être interprétée, sauf à prendre les humains pour des moutons. Les textes de bénédiction sont également repris sans distance, à l’instar de la fin du psaume des voyages, Le Seigneur gardera ton départ et ton arrivée dès maintenant, à jamais. Au moment où cette parole est prononcée, la personne espère bien que le Seigneur gardera le voyageur. Même si le contexte historique a son rôle à jouer, une autre catégorie est souvent prise au pied de la lettre : les textes liturgiques. Ainsi en est-il du Notre Père, dont les récents débats autour de la traduction montrent qu’il avait acquis une vie propre par la répétition. Les textes de loi comme les dix commandements, malgré leur formulation différente dans deux livres de l’Ancien Testament, ou Œil pour œil et dent pour dent, sont eux-aussi, souvent cités pour eux-mêmes. Pour chacune de ces citations, des interprétations différentes existent selon la méthode d’étude utilisée : historico-critique, existentielle… Mais ces mots ont aussi forgé la foi de croyants par leur apparente immédiateté ou leur poids symbolique.
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